Voir notre première étude
c< on prendre ses affirmations répétées pour « des arguments * ? »
Certainement non, une affirmation n'a de valeur que par les arguments sur lesquels elle s'appuie, on ne discute que des preuves; une affirmation, comme celle dont il s'agit ici, se nie purement et simplement.
On prétend que la contingence du monde est une illusion; « qu'on me le prouve », réplique M. Caro.
On dit, après Hegel, qu'il y a dans la nature une science infuse et inconsciente qui, peu à peu, lentement, à la suite des siècles, se dégage, devient conscience, intelligence, idée. Que l'intelligence est ainsi à la fin des choses et non au commencement, c'est le sommeil d'un Dieu qui, à son réveil, contemple l'œuvre qu'il a accomplie du temps où il était mconscient.
La raison se révolte et le sacrifice est audessus de ses forces^. Il y a contradiction, diton encore, entre Être infini et perfection suprême, donc l'Être infiniment parfait est une idole ou abstraction.
Ici, on prête gratuitement à ses adversaires une théorie qu'ils n'ont jamais eue, et M. Caro