Hégel et Schopenhauer, page
ce nades, terriblement assommantes par dessus « le marché^. » Ailleurs il appelle cette philosophie une hâblerie'^ et le mot lui paraît juste, car il le répète souvent. Kant, dont Schopenhauer est le fervent disciple, n'est pas toujours très clair dans son exposition (Schopenhauer lui-même va nous l'avouer tout à rheure), on est donc excusable quand on se méprend sur sa pensée; c'est ce qui arriva à ce pauvre Fichte qui « fut assez effronté et « assez étourdi pour nier complètement la « chose en soi, et pour édifier un système « dans lequel ce n'était point seulement, « comme chez Kant, la foAne, mais encore « la matière et tout le contenu de la repré- « sentation qui étaient tirés à priori du sujet. « Ce faisant, il avait — et à juste titre — « confiance dans le manque de jugement et (1 dans la niaiserie d'un public qui acceptait, « pour des démonstrations, de mauvais « sophismes, de simples tours de passe-passe « et des billevesées invraisemblables. Il réussit « ainsi à détourner de Kant l'attention gêné- )> raie pour l'attirer sur lui, et à donner à la (c philosophie allemande une nouvelle direc- « tion ; dans la suite, cette direction fut reprise