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« dire que les choses obscures ne sont pas « toujours dépourvues de sens. Aussitôt les <c philosophes dissimulèrent le non-sens sous c( l'obscurité de leur exposition. Fichte, le ce premier, s'empara de ce privilège et l'ex- « ploita en grand; Schelling en fit au moins « autant, puis une armée de scribes aflFamés, <c dépourvus d'esprit et d'honnêteté, se hâta « de surpasser Fichte et Schelling. Pourtant <c on n'était pas encore au comble de l'impu- « dence ; il restait des non-sens plus indice gestes à nous servir, du papier à barbouiller ce avec des bavardages plus vides et plus ce extravagants encore réservés jusqu'alors ce aux seules maisons de fous: Hegel parut ce enfin, auteur de la plus grossière, de la plus <c gigantesque mystification qui fut- jamais ; ce il obtint un succès que la postérité tiendra ce pour fabuleux et qui restera comme un c( monument de la niaiserie allemande ^ »
Dans le cours de cette étude nous aurons trop souvent à contredire Schopenhauer pour n'être pas heureux de déclarer, qu'ici, nous sommes complètement de son avis ; nous nous permettrons seulement d'ajouter un nom à la liste des philosophes dont les bavardages
1. Le Monde comme volonté et comme représentation^ tome II, page 19.
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avaient été réservés jusqu'à présent aux seules maisons de fous et ce nom, c'est le sien.
D'après la division même de son grand ouvrage, le Monde comme volonté et comme représentation, nous allons étudier, en Schopenhauer, le philosophe proprement dit, l'artiste et le moraliste.