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(( modèle. Ces intuitions représentent donc « le contenu réel de noUx pensée; partout où « elles manquent, il n'y a plus de concepts, il <^ y a des mots. Sous ce rapport, notre intel- ' « ligencc ressemble à un billet de banque, « qui, pour avoir une valeur réelle, suppose « du numéraire en caisse, destiné à solder, (( le cas échéant, tous les billets émis. Les in- <( tuitions sont le numéraire et les concepts « sont les billets ^ »
On peut donc descendre de degrés en degrés du concept à l'intuition comme on descend du premier étage au rez-de-chaussée (c'est une comparaison de Schopenhauer), il n'y a, entre l'intuition et le concept, qu'une différence de niveau et celui-ci sans celle-là n'a pas plus de valeur qu'un billet de banque quand il n'y a plus de numéraire en caisse. L'intuition est le seul coatenu réel de notre pensée, dans tout le reste, il n'y a que des mots : « L'in- « tuition, dit-il encore 2, n'est pas seulement « la source de toute conaaissance, elle est la <( connaissance même; c'est la seule qui soit « inconditionnellement vraie, la seule pure, « la seule qui mérite vraiment le nom de con- <c naissance, car c'est la seule qui nous fasse
1. Le Monde comme volonté et comme représentation, tome II, page 20i.