‹ Les philosophes contemporains IChapitre 22 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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ements sont formés n'auraient rien de iveau pour l'analyse, n'étant que des néions des notions corrélatives de i'enten-

lent Mais l'empirisme se fait trop

u jeu; il mutile la vérité pourl'expliquer.» •npirisme' mutile la vérité pour l'explipourquoi M. Vacherot accepte-t-il ses dés et sa méthode? Il dit, en effet, après analysé quelques jugements de la raison : :n n'est moins mystérieux que les opéions de cette faculté que nous nommons raison : tout se réduit pour elle à absire et à analyser. C'est de l'abstraction de l'analyse que l'esprit humain tire ces rveilles de la pensée qui étonnent ceux i ne s'en rendent pas compte, et leur font )poser dans la raison une faculté sumaelle et vraiment révélatrice. Le passage contingent au nécessaire, du relatif k jsolu, du particulier à l'universel, du à l'infini, a paru impossible à franchir rement que par un saut extraordinaire comme surhumain de la pensée. Vous iz Vu comment l'esprit le franchit, sans :re secours que l'analyse et sans autre eft que l'abstraction -. »

ous ontendons par empirisme toute la pbilosophio cepto l'adage célËbre : Nihtt est in intellectu

Nous voudrions que M. Vacherot restât toujours fidèle à cette explication vraie de Torigine des notions rationnelles; mais, s'il y revient souvent, il s'en éloigne plus souvent encore. Voici, en effet, ce qu'il dit quelques pages plus loin : « L'esprit ne peut tirer d'auc( cune manière l'infini du fini, l'absolu du « relatif, le nécessaire du contingent, l'uni- « versel du particulier, ni par soustraction ou « addition, ni par analyse ou synthèse. S'il « va de l'intuition à la notion, de la notion à « la conception, c'est en vertu d'une force « irrésistible qui développe sa pensée '. »

Pour nous, nous nous en tenons toujours au même double principe : la sensation et l'abstraction. L'esprit humain, nous l'avons dit déjà, a la puissance d'abstraire, et cette puissance explique l'origine des notions d'infini, d'absolu, de nécessaire, etc., etc. S'il s'agit de l'infini, jé remarque que cette notion est composée de deux éléments, l'un positif, l'autre négatif.

L'élément positif est la qualité que je constate dans un être quelconque, et l'élément négatif est celui que me fournit l'abstraction en supprimant la limite. Je suis une marche analogue pour toutes les autres notions. Relevons maintenant une opinion au moins

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