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gO les phtlos.ophes contemporains.
hasardée, à notre avis, du savant écrivain : « L'esprit, dit-il, a beau remonter la chaîne très dont se compose la vie universelle, irrive jamais, si haut qu'il remonte, à oir se fixer sur un être entièrement inidant et vraiment absolu, dans la s acception du mot. Et si, au lieu d'un ndividuel, il prend une série, un sysd'êtres, si grand, si étendu qu'on le >se, à moins qu'il ne comprenne le tout, usée ne pourra pas davantage s'arrêter e série ou à ce système. On ne peut ;, comme l'a fait Aristote, s'arrêter à ■emier moteur comme à un dernier ande la chaîne, comme à un suprême idu auquel toute la nature- serait le suspendue. Kant l'a démontré invinnent dans ses Antinomies '. »
imn^e le croit M. Vacherot, ladémonsdé Kant est rigoureuse, les princi- •guments en faveur de l'existence de mt renversés. Examinons donc si la de Kant est invincible.
itaire deKœnigsberg oppose "antithèse se, et il s'efforce de démontrer que les ints de l'une sont aussi concluants que ives de l'autre; si la donnée est vraie, fait de la raison, elle est condamnéeà
un scepticisme irrémédiable. Voici l'antithèse « de Kant: Il n'existe nuUepartaucunêtreabso- « lument nécessaire, soit dans le monde, soit « hors du monde, comme en étant la cause. — « Preuve: supposé que le monde soit lui-même, « ou qu'il y ait en lui un être nécessaire : alors, u il y aurait dans la série de ses changements « un commencement qui serait absolument « nécessaire, par conséquent qui serait sans « cause; ce qui répugne à la loi dynamique « de la détermination de tous les phénomènes « dans le temps. Ou bien la série même se- « rait sans aucun commencement, et quoique « contingente et conditionnée dans toutes ses « parties, elle serait cependant, dans le tout, « nécessaire et inconditionnée, ce qui est con- « tradictoire, puisque l'existence d'une mulc< titude ne peut être nécessaire si aucune de « ses parties n'a en soi une existence néces- « saire.
c( Supposé qu'il y ait, au contraire, une « cause absolument nécessaire hors du monde : « alors cette cause, comme premier membre « dans la série des causes de changements du « monde, commencerait d'abord l'existence de « ces causes et leur série. Mais alors, il serait « nécessaire aussi qu'elle commençât à agir, « et sa causalité aurait lieu dans le temps et, « par cette raison, ferait justement partie de
! l'ensemble des phénomènes, c'est-à-dîre da ■ •"""'^'- Par conséquent, la cause elle-même it pas hors du monde, ce qui contreapposition. Il n'y a donc ni dans le ni hors du monde (mais avec lui en :ausale) un être absolument néces-
cile de voir combien l'édifice de Kant •Écartons d'abord ies deux premières :s détruites par Kant lui-même, à
Supposé que le monde soit luiqu'il y ait en lui un être nécessaire. » ide est par lui-même, il est néces-
conséquent, non seulement il a un ;ment nécessaire, comme dit Kant, L pas de commencement : l'être née pouvant pas commencer. Si l'être
est dansie monde, la série, continondiiîonnée dans ses parties, serait
et inconditionnée dans le tout, ce itradictoire. « Supposé, ajoute Kant, t une cause absolument nécessaire londe, cette cause, comme premier lans la série des changements du )mmencerait d'abord l'existence de
et leur série. » C'est ici que nous is Kant en flagrant délit de contra-
de la raisonpure : Dialcclique transcendao-
diction. S'il y a, en effet, hors du monde une cause nécessairey elle ne peut pas être le premier membre d'une série de changements, car il répugne qu'une cause nécessaire soit sujette au changement. Qui dit nécessaire dit un être ne pouvant pas exister autrement qu'il n'est et, par . conséquent, incapable de changer, « Mais alors, ajoute Kant, il serait nécessaire aussi qu'elle commençât à agir. » C'est évident. Il est clair que si le monde a une cause, cette cause a dû agir pour le faire. Sa causalité, d'après Kant, aurait lieu dans le temps. Il suffit de s'entendre. Si la cause est hors du monde (et c'est l'hypothèse), elle est aussi hors du temps, puisque le temps n'est que la mesure de l'existence des choses qui sont dans le monde. Lorsque la cause est entrée en activité pour produire le monde, le temps a commencé, et, dans ce sens, on peut dire que sa causalité est dans le temps. Mais la conclusion de Kant est tout à fait inattendue, car elle n'est nullement contenue dans les prémisses : « Donc, dit-il, la cause fait partie du monde, ce qui contredit la supposition. » Comment? parce que la cause fait le monde et, du même coup, le temps, elle ne serait plus hors du monde et en deviendrait une partie intégrante ? Mais depuis quand l'ouvrier fait-il partie de son œuvre? En vertu de quel principe est-on
autorisé à conclure, sinon à leur identité, du !i leur voisinage si intime qu'ils ne is que les parties d'un même tout?
umentation de Kant n'est pas séet il faudrait des mains plus fortes que nés pour renverser les preuves scolasle l'existence de Dieu '.
pensée de M. Vacherot est indécise Toblème de l'origine des idées, elle est iche fort nette sur une question bien ;nt imponante ; la nature de Dieu.
l'auteur de la Métaphysique et la , Dieu n'est l'Être souverainement qu'à la condition de ne pas exister, oppera longuement cette thèse dans :ème partie de son ouvrage, mais il est 'en suivre déjU la trace au second
où il analyse la théodicée d'Aristote, nitz et de Platon ;
ns la doctrine d'Aristote, l'univers : un système d'êtres tous indépendants lieu, quant à leur existence, à leur ce propre, et même à leur activité.
n'est que leur fin ; c'est par là qu'il
entre pas dans notre sujet de développer ceci : ns voulu montrer seulement que l'autorité de laquelle s'appuio M. Vacherot, n'est pas à invo-
« est pour eux le principe de tout bien et de « toute perfection. Aristote ne comprend pas « Dieu comme un principe d'existence et « d'essence pour les êtres du monde ; il ne « le conçoit pas même comme un principe a moteur, dans le sens absolu du mot. Il ne « lui semble pas nécessaire de remonter à « une cause étrangère et supérieure pour <£ expliquer l'existence, Tessence, le mouve- « ment des êtres sensibles, il trouve cette « explication dans l'idée même de la nature, « telle que l'expérience la lui a montrée. Une <c seule chose lui paraît inexplicable, si Ton ce ne remonte pas au delà de la nature, c'est a rordre,rharmonie, le bien qui éclatent dans « l'univers. C'est là seulement ce qui lui fait « comprendre la nécessité d'un Dieu. Aussi « le représente-t-il vis-à-vis du monde comme « un chef au milieu de son armée, ou comme « un monarque gouvernant son empire. »
Nous avouons de bonne grâce que la pensée d'Aristote a fléchi dans la grave question de l'éternité du monde. S'il dit, en effet, qu'il est des problèmes dont on ne peut pas trouver la solution, et que Téternité du monde est de ce nombre*, il penche évidemment pour l'affirmative ainsi qu'on peut s'en convaincre en lisant les passages de cœlo etmundo, 1. II,