Du Vrai^du Beau et du Bietij 24* édition, page
fait peut-être un bon critique d'art, car il semble avoir eu un sentiment prononcé pour les créations artistiques. 11 le tenait sans doute de sa mère, « la célèbre Johanna Schopen- « hauer, auteur de romans fameux, l'amie de « Gœthe, femme exaltée, romanesque, sans « le moindre esprit d*ordre ni de conduite, « mais douée d'une sensibilité extraordinaire, « d'une imagination vive et d'un esprit qui « ravissait Gœthe ^ »
Si l'on purifie, des scories qu'il va mêlées, la dissertation de Schopenhaucr sur l'art en général, on peut en dégager la définition vraie : l'art est la réalisation de la beauté idéale. Quand il dit, en effet, que « l'art « reproduit les idées éternelles », qu'il est « la contemplation des choses, indépendante <( du principe de raison- », il ne fait que varier la formule. Mais quand il veut analyser le beau, le sublime et décrire les effets qu'ils produisent, il dépasse toute mesure.
La vue d'un objet sublime nous arrache à nous-mêmes, et nous fait perdre conscience