‹ Les philosophes contemporains IChapitre 223 sur 244 · Foucher do Carcil : Hégol et Bchopcnhauer, p · texte numérisé non relu

Foucher do Carcil : Hégol et Bchopcnhauer, p

2. Par principe de raison, Schopenhaucr ciitontl les connaissances utilitaires et scientifiques. L'expression est certainement défectueuse, mais il a voulu séparer l'art des conclusions scientifiques proprement dites et des préoccupations de la vie vulgaire.

de tout ce qui n'est pas lui, il nous ravit jus^ qu'à Textase. Cela ne suffit pas, d'après Schopenhauer, il faut que cette extase aille jusqu'à l'écrasement réel de notre personnalité, de telle sorte que l'objet sera sublime dans la mesure où il deviendra, pour nous, un vrai danger. Une toile si belle qu'elle soit ne sera pas sublime, si je puis l'admirer tranquillement dans un musée; elle ne sera que belle, jamais sublime. D'après Sçhopenhauer, en eifet, ce qui distingue le beau du sublime, considérés subjectivement, c*est que, dans la contemplation du premier^ nous faisons abstraction de la volonté, tandis que dans le second nous avons, en outre, conscience de rhostilitéde l'objet à notre égard, et les degrés du beau au sublime se mesurent selon que cette hostilité sera plus ou moins forte, plus ou moins pressante, plus ou moins prochaine^ Un lion, dans sa cage, n'est que beau, il devient sublime s'il se précipite sur moi ; c'est une conclusion qu'il est permis de déduire de la théorie de Sçhopenhauer, et pour qu'on ne nous accuse pas de mal interpréter sa pensée, nous allons la suivre en détail, en prenant les exemples qu'il nous propose luimême.

i"" Supposons un beau soleil d'hiver, dont

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