‹ Les philosophes contemporains IChapitre 35 sur 244 · Voir le P. Gratry, Logique, livre II, ch. 1 et · texte numérisé non relu

Voir le P. Gratry, Logique, livre II, ch. 1 et

2. Hegel, Logique^ première partie, §§ 88 et 89. — Voir dans le présont ouvrage l'opinion de Schopenhauer 'sur Hegel.

car heureusement le devenir contient une contradiction qui sauve tout ; grâce à elle, en effet le devenir aboutit à l'existence.

« L'identité (c'est M. Vacherot qui parle) est le premier et le dernier mot de là philosophie allemande, la clef de voûte de son système, la formule universelle par laquelle tout s'explique et à laquelle tout vient aboutir. C'est l'absolu, c'est Dieu. Tout est un, toujours^et partout. Ramener toute différence à l'identité, tel est Tunique et constant problème de cette philosophie dans la nature et dans rhistoire*. »

Oui, l'identité universelle est bien la clef de voûte de cette philosophie, et l'aveu qu'on vient de lire est la condamnation la plus dure mais aussi la plus juste que Ton puisse prononcer contre elle. Le bien et le mal, l'être et le néant, le oui et le non, Dieu, l'homme et le monde, tout, en un mot, absolument tout, est un. Hegel donne à cet un monstrueux le nom d'idée, qu'est-ce donc que Tidée de Hegel ? Est-ce Dieu, le moi, le monde ?

Est-ce une réalité ou une abstraction î « Le contenu réel de l'idée, dit le philosophe, n'est que la représentation d'elle-même 2. » Tout ce qu'il y a de réel dans l'idée est donc une

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