Paul Janct : la Crise philosophique
s PHILOSOPHES CONTEMPORAINS.
: de la philosophie allemande ible dans le grand ouvrage de : la Métaphysique et la Science.
'y est proposé d'élever l'édifice ysique sur une base solide, c'est-
psychologie, et les deux maîtres les inspirations sont, Kant pour ie, Hegel pour la métaphysique.
dernier qu'il a emprunté les bres de ce Dieu « qui ne prend u'en perdant toute réalité ', » de
ne devient parfait et infini qu'à
de ne pas exister. Mais avant difice il est nécessaire de déblayer W. Vacherot n'y a pas manqué,
travail qu'il consacre le premier '.a Métaphysique et la Science, où evue les divers systèmes qui ont hilosophie de Hégel. Il conclut à refaire, depuis la base jusqu'au 3us le nom de mysticisme , il croyance religieuse, il étudie le ; dont il donne une excellente
unit, nous ne savons trop pourise du spiritualisme à celle du et enfin, soas le nom. d'idéalisme, ■ doctrines du panthéisme. Tels
ysique et la Science, 3* vol., p. 236. ilume, page 43.
sont les sujets traités dans le premier volume: nous allons maintenant reprendre une à une les diverses thèses de M. Vacherot.
Nous disions tout à l'heure que, d'après lui, « tout l'édifice de la métaphysique est à refaire de la base au sommet, car jusqu'à présent la métaphysique n'a jamais été une science. Et les métaphysiciens sont des poètes qui ont manqué leur vocation ^ » Ils arrivent à rintelligence par la voie détournée du sentiment, mais aucun d'eux n'a élevé la métaphysique à la hauteur d'une science, et si Ton veut faire de la métaphysique une science vraie, il est nécessaire de lui creuser des fondements nouveaux.
La conclusion est d'une rigoureuse exactitude, si nous admettons que M. Vacherot ait tracé de la métaphysique un portrait ressemblant ; si, au contraire, nous n'avons sous les yeux qu'un tableau de fantaisie esquissé pour le besoin de la cause et pour démontrer que l'édifice est à refaire, nous nous permettons de contester la conclusion du philosophe. Qui, en effet, pourra connaître la métaphysique sous l'étrange costume dont M. Vacherot la couvre. Il en fait une nébuleuse mêlée d'un peu de lumière et de beaucoup d'ombres, elle est, pour lui, la source de l'inspiration