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peut-on supposer un Etre parfait auquel il manque la base et la condition sine quâ non de toute perfection, Texistence. Sur quoi reposeront les perfections, si l'existence fait défaut ? M» Vacherot ne s'en tient pas à notre réponse : « Quelles sont ces perfections ?demande-t-il. « Ici commence la difficulté. Si nous réunis- « sons toutes les perfections correspondant « à toutes les qualités, propriétés, forces, « facultés que nous montre l'expérience dans « la réalité universelle, ne risquons-nous pas « d'introduire dans l'idée de Dieu des attri- « buts incohérents et même contradictoires ? « Et si, d'une autre part, nous excluons de « cette idée les attributs qui sembleraient « répugner à telle ou telle détermination de « la nature divine, n'encourons-nous pas le (c reproche de n'obtenir un type divin homo- « gène qu'à la condition qu'il soit incom- « plet ? Comment nous tirer de là ^ »
Le moyen d'éviter cette double difficulté et de sortir de cette impasse où l'on veut acculer l'idée de la réalité divine, le moyen, dis-je, est assez simple, si l'on conserve dans toute sa plénitude la définition : Dieu est l'Etre parfait 2.