‹ Les philosophes contemporains IChapitre 47 sur 244 · Exode, III · texte numérisé non relu

Exode, III

selle pour les réunir en un acte d'une simplicité absolue, voilà le centre où vont aboutir tous les rayons qui s'échappent de l'immensité de l'essence divine.

Quand nous acceptons la définition, Dieu est l'Etre parfait, nous croyons pouvoir ajouter, donc il est infini, nécessaire, absolu, universel. Pour nous, ces attributs découlent nécessairement de la notion d'Etre parfait ou d'acte pur, ce qui revient au même. M. Vacherot n'est pas de cet avis : « J'entends dire « que Dieu est l'Etre infini, l'Etre nécessaire, « l'Être absolu, l'Etre universel. Je ne dece mande pas mieux que d'enrichir de ces c( grands attributs l'idée de Dieu; toute la « question est de savoir s'ils conviennent à

<c l'Etre parfait Je le nie positivement.

c( D'abord, en ce qui concerne l'attribut d'in- « finité, je ne vois, quoi qu'en ait dit Descc cartes et son école, rien de commun entre c( ce concept et celui de perfection *. »

Le lien n'est cependant pas difficile à saisir, car un Etre parfait, mais non infini, est une contradiction dans les termes. S'il n'est pas infini, il lui manque donc quelque chose, s'il lui manque quelque chose, il n'est pas parfait. Un Etre parfait est donc nécessairement infini. Pour prouver l'incompatibilité entre

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