‹ Les philosophes contemporains IChapitre 48 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

Page

les deux concepts d'infini et de parfait, M. Vacherot rappelle une distinction qu'il a faite précédemment. Pour lui, infini s'applique à la quantité, et parfait à la qualité, « en sorte « qu'on peut concevoir la perfection d'une « chose finie aussi bien que d'un être infini \ » Nous faisons remarquer que, lorsque nous appliquons à Dieu le concept d'infini, il ne s'agit pas d'une quantité infinie mesurable par son volume, mais que nous désignons, par là, une essence qui n'apas de limite. Quant à soutenir qu'on peut concevoir la perfection d'une chose finie, tout aussi bien que d'un être infini, c'est jouer sur les mots. Car, dans le premier cas, il ne peut être question que d'une perfection relative, tandis que, dans le second cas, il s'agit d'une perfection absolue. M. Vacherot raisonne de même pour l'attribut d'universalité; nous lui opposons une réponse semblable à celle que nous venons de faire pour l'attribut d'infini :

« Restent les attributs d'indépendance et « de nécessité, relatifs aux catégories de la « relation et de l'existence. Ici ne voyez-vous « pas poindre un problème qui domine la « double question de savoir si l'Etre parfait « est absolu et s'il est nécessaire? C'est de

Page 1