‹ Les philosophes contemporains IChapitre 53 sur 244 · De Veritate, q. V, a. 4, ad · texte numérisé non relu

De Veritate, q. V, a. 4, ad

« montrer que son ouvrage est conduit avec « sagesse, où il laisse de dessein formé quelle que désordre apparent pour montrer qu'il a n'y a pas mis encore la dernière main,

« Précipiter les affaires, c'est le propre de

« la faiblesse, qui est contrainte de s'empres- <c ser dans l'exécution de ses desseins, parce « qu'elle dépend des occasions, et que ces « occasions sont certains moments dont la « fuite soudaine cause une nécessaire préci- « pitation à ceux qui sont obligés de s'y atta- (( cher. Mais Dieu, qui est l'arbitre de tous « les temps, .qui, du centre de son éternité, « développe tout l'ordre des siècles, qui con- « naît sa toute-puissance et qui sait que rien <( ne peut échapper à ses mains souveraines, « oh! il ne précipite pas ses conseils. Il sait « que la sagesse ne consiste pas à faire tou- « jours les choses promptement, mais à les « faire dans le temps qu'il faut *. » La sagesse de Dieu ne précipite pas ses desseins, celle de l'homme consiste à s'incliner devant eux, car, pour citer encore une parole de Bossuet, <( s'il y a de l'art à bien gouverner, il y en a « aussi à bien obéir. »

Telle est la théologie de Bossuet et de tous les théologiens. Quoi qu'en dise M. Vacherot,

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