‹ Les philosophes contemporains IChapitre 54 sur 244 · Sermon sur la Providence, premier point · texte numérisé non relu

Sermon sur la Providence, premier point

elle est autre chose « qu'un tissu de contradictions et d'absurdités*. »

La thèse de l'auteur de la Métaphysique et la Science est tout entière dans ces principes : <( Perfection et réalité impliquent contradic- « tion. La perfection n'existe, ne peut exister « que dans la pensée. Il est de l'essence de « la perfection d'être purement idéale... S'obsa tiner à réunir sur un même sujet la perce fection et la réalité,, c'est se condamner aux « contradictions les plus palpables. Il sufi&t « de lire saint Augustin, Malebranche, Féne- « Ion, Leibnitz pour s'en convaincre ^ »

C'est le renversement de la métaphysique. Sur quoi donc une perfection, quelle qu'elle soit, repose-t-elle, sur quoi peut-elle reposer, si ce n'est sur l'être ? La maxime jt^r/mwm esse, deinde esse taie est d'une évidence qui saute aux yeux. Il faut d'abord être avant d'être tel, c'est-à-dire parfait ou imparfait, et, s'il y a un être parfait, sa perfection suppose, par le fait même, la plus haute réalité. Imagine-t-on une perfection qui n'existe pas ? or, elle n'existera pas, si elle n'a pas l'être pour point d'appui.

Cependant M. Vacherot ne veut pas être athée, le mot seul le révolte ; mais quel est donc son Dieu ? « Quant au Dieu réel, il vit,

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