Page
« il se développe dans rimmensité de l'espace « et dans réternité du temps ; il nous appa- « raît sous la variété infinie des formes qui « le manifestent ; c'est le Cosmos (ibid.)... « Pour nous, le monde, n'étant pas moins « que l'être en soi, lui-même, dans la série « de ses manifestations à travers l'espace et « le temps, possède l'infinité, la nécessité, « l'indépendance, l'universalité et tous les « attributs métaphysiques que les théologiens « réservent exclusivement à Dieu*. »
Cette doctrine n'est-elle pas le panthéisme ? quel nom donner à un système qui fait, du monde, un Dieu ? M. Vacherot s'en défend encore : « Le mot spirituel de M. Cousin sur <( ce petit spectre évoqué à l'usage des sacHs" « ties est d'une parfaite justesse. Le jeu est « habile, en ce que la calomnie gagne en « vraisemblance sans rien perdre de sa gra- « vite *. » Le mot est spirituel peut-être, mais il ne change rien aux doctrines. Et d'ailleurs est-ce calomnier un homme que de lui dire : vous êtes panthéiste, quand lui-même Tavoue, et M. Vacherot, on s'en souvient, nous a fait cet aveu : Je suis panthéiste comme Spinoza.
Mais non, M. Vacherot ne veut, à aucun