‹ Les philosophes contemporains IChapitre 60 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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« n'est pas moins que la différence de l'idéal (( et du réel, de la perfection et du progrès, <( de l'être et du devenir. » Comment accuser de panthéisme un philosophe qui nous recommande de garder soigneusement la distinction de Dieu et du monde ? Cette recommandation est la négation même du panthéisme. Malheureusement il ajoute immédiatement après:

« Cette réserve faite, célébrez les grandeurs, a les beautés, les forces, les vertus sans nom- « bre du cosmos ; je suis le premier à me « joindre au chœur de ses admirateurs. S'il « n'est pas le Dieu qu'adore la conscience « de l'homme religieux, c'est-à-dire l'être « parfait, fin et loi de tous les êtres, il est « l'être infini, l'Etre des êtres, principe et (( substance de la vie universelle, devant (( lequel s'incline la raison du savant et du (c philosophe. Sans être Dieu lui-même, il « est la source de toute divinité^, car il est le (( Dieu de l'esprit comme de la nature. Or « c'est du sein de l'Esprit qu'on voit éclore « cette fleur de la pensée qui se nomme « V idéal ou le divin. y>

Le cosmos n'est pas Dieu, mais il est la source de toute divinité, puisque, sans lui, Dieu ne serait pas. Il est donc tout, le monde et le Dieu vivant; quant au Dieu qu'adpre la

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