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« évoque en nous le nom ; quand elle naît, « c'est ce nom seul qu'oti imagine et qu'on « prononce. Nous n'apercevons pas les qua- « lités ou caractères généraux des choses ; « nous éprouvons seulement, en leur présence, « telle ou telle tendance distincte qui, dans « le langage spontané, aboutit telle mimique, (( et, dans notre langage artificiel, à tel nom. « Nous n'avons pas d'idées générales à pro- <c prement parler ; nous avons des tendances « à nommer des noms. Mais une tendance « prise en soi n'est rien de distinct \ »

Si nous n'apercevons pas les qualités générales des choses, pourquoi les nommonsnous ? Le mot arbre y par exemple, ne désigne pas un arbre en particulier, un chêne, un poirier, un cyprès, il indique un objet qui a des racines, un tronc et des feuilles, c'est-àdire les caractères communs à tous les arbres. Si nous ne constations pas les qualités générales, il est évident que nous n'aurions pas des noms pour les exprimer. La tendance qui nous pousse à inventer des noms pour désigner des qualités communes, ne s'explique que par la présence de l'idée générale. Si Ton veut confondre Tidée avec le nom, nous répondons encore avec M. Taine qu'ils sont séparés par un abîme, car, ce qu'il appelle l'extrait noté par le nom, est l'idée abstraite

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