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2. Pages 112-113, — M. Vacherot, on le voit, entend par métaphysique toute la philosophie, y compris la
)NTEMP0RA1NS.
lous n'admettons pas !e philosophe, mais i M. Vacherot? C'est c La foi, dit-il, n'est que quand elle n'est sance. .. La science re... L'empire de la lèbres '. »
: la science l'unique nd on vient de con- ; pour résoudre les es et les plus indesmaine » ; mais est-il t méritoire que lors- ;une connaissance ?
consulté les théolo-
plus grand d'entre ue les connaissances érite de la foi -; un ■ donc dans les omténèbres de la foi ne
que l'on veut bien I ne faisons aucune
m regrettable, car la médc la philosophie en gé-
ologique, III" partie, q. 2,
M. VACHEROT. Il
difficulté de l'avouer; oui, il y a des ombres dans la foi et nous pourrions couper court aux objections en nous contentant de répliquer : N'y en a-t-il pas dans la science ? Sa lumière est-elle sans nuage et notre regard a-t-il pénétré tous ses mystères ? Quand la science aura soulevé tous les voiles, alors seulement elle aura le droit de nous reprocher les saintes obscurités de la foi. Mais
la question mérite d'être examinée de plus près.
Rappelons d'abord la distinction célèbre, entre les propositions qui sont contraires à la raison et celles qui sont au-dessus de la raispn : « Ce qui est contre la raison, dit Leibnitz, est contre les vérités absolument certaines et indispensables, 'ce qui est au-dessus de la raison est contraire seulement à ce qu'on a coutume d'expérimenter et de comprendre. C'est pourquoi je m'étonne qu'il y ait des gens d'esprit qui combattent cette distinction *. » Il est en effet illogique au premiei* chef de dire : Je ne comprends pas, donc c'est faux. Si un homme illettré lisait les livres de M. Vacherot, il est très probable que les questions métaphysiques qui y sont traitées ne lui paraîtraient pas fort lumineuses et cependant il ne serait pas autorisé à conclure
î . Discours de la conformité de la foi et de la raison, p. 23.
commence avec la
Tiême quand il s'alles sont au-dessus lenr contraires à la >ute avec un grand '
de si aisé à termi- : les droits de la
hommes voulaient lus vulgaires de la
tant soit peu d'athêse de M. Vacheque notre foi fût n'elle ne reposât sur 'en est rien : « Le dit saint Thomas
pas qu'il doit d^
objecte que nos
radiction avec les
nous répondrons
tte démonstration
nous a pas encore
seule proposition
urs recherches, les e rendre compte de erot fait intervenir quand Dieu parle,
l'homme n'a plus qu'à se taire et à écouter *. »
Dieu, qui nous commande de ne^pas croire à la légère 2, nous fait un. devoir d'être toujours prêts à alléguer les preuves de notre foi 3 ; par conséquent, le respect suprême dû à la parole de Dieu n'est pas incompatible avec les études et les méditations d'une foi éclairée.
Ce qu'il y a de plus grave, continue le philosophe, c'est « que l'erreur elle-même se rencontre dans la parole de Dieu Dieu et
l'Esprit-Saint avaient aflSrmé beaucoup d'hypothèses dans un temps où la nature n'était point observée... Aussi voyez où en est réduite cette théologie si fière de son origine ! A supplier la science humaine de la couvrir de son manteau. » Elle est obligée « de subtiliser, de transiger, de se faire éclectique par sentiment de sa faiblesse et de se servir d'armes dont Pascal et Bossuet auraient rougi \ »
L'accusation est assez grave pour que nous ayons le droit d'en exiger les preuves et, puisque M. Vacherot a surpris l'Esprit-Saint en flagrant délit d'erreur, il aurait dû nous