‹ Les philosophes contemporains IChapitre 8 sur 244 · Pages · texte numérisé non relu

Pages

SOPHES CONTEMPORAINS.

;es où Dieu s'est trompé.

tion ne suffit pas pour renité des livres saints, les téles compétents '. Non, la ie pas la science humaine iOn manteau, elle descend l'appellent ses adversaires, le la révélation chrétienne e d'après la nature del'at- , durant sa longue et gloi pas cessé de veiller à la :ré et dont le glaive brille ie la ville sainte, entouré ilira jamais, Bossuet n'eût saisir de la science con-

oquc, fait un devoir au théoloveuC expliquer l'Kcriture Suinte, Lturcllc afin de bien connaître les iquis. B Arrêtons-nous à recueilistrcs savants ont exprima, dans , la couviction oii ils étaient que ivo dans les résultats de la science ite. Voici comment parle Cuvier :

inc cosmogonie dont l'exactitude d'une manière remarquable, u Un mt, M. AmpÈre, dit encore : n Ou

rc sîôclc, ou il était inspiré... »

Bible et la Nature, introduction, igc de M, l'abbe Thomas, vicaire s Temps primitifs et les origines ble et la science.

M. VACHEROT. l5

temporaine pour ragenouiller devant Dieu.

L'obstination de Thumanité à chercher, dans une doctrine révélée, la solution des problèmes qui la tourmentent, est un fait capable d'attirer l'attention des philosophes : en bonne logique, on devrait en conclure que, si les hommes persistent à interroger le ciel, c'est que les réponses de la terre leur ont paru insuffisantes et incomplètes. M. Vacherot, au contraire, attribue la vitalité indestructible des religions à la longue enfance de Tesprit humain, mais, ajoute-t-il, elles ont beau faire, « l'esprit humain, individu ou société, s'éveille tôt ou tard à la raison, à la science et à la liberté \ »

Cet arrêt n'est pas flatteur pour l'esprit humain que Ton déclare n'être pas encore arrivé à la virilité. Des hommes comme saint Thomas d'Aquin et Bossuet n'étaient donc que des enfants, puisqu'ils ont eu la faiblesse de croire à Tefficacité d'une doctrine religieuse, et l'enfance de la raison menace de se prolonger longtemps encore, car, malgré tour, la religion ne semble pas au moment de disparaître. Cependant, d'après M. Vacherot, elle s'évanouira un jour pour faire place à la science. A quelle science? Veut-on parler de cette science à laquelle on a consacré le second

Page 1