‹ Les philosophes contemporains IChapitre 76 sur 244 · Essai sur V entendement humain^h II, ch. xxvii · texte numérisé non relu

Essai sur V entendement humain^h II, ch. xxvii

avec le gendarme dont M. Taine raconte Thistoire. Si la personnalité consiste dans la conscience qu'on a du moi, elle se perd avec cette même conscience, de sorte qu'un homme qui dort n'est pas la même personne qu'un homme éveillé. Locke ne recule pas devant cette conséquence \ On ne pourrait donc pas punir un homme qui n'a plus le souvenir de son crime, puisque, n'en ayant plus conscience, il n'est plus la même personne. Nous n'avons pas le droit d'attribuer cette doctrine à M. Taine, car, nous le répétons, il n'a pas engagé la question à fond; nous disons seulement que ce qu'il en dit semble se rapprocher de la théorie de Locke.

Dans sa préface 2, M. Taine nous avertit que la spéculation philosophique n'est qu'une minime partie de son ouvrage. Il y a, en effet, des livres entiers uniquement consacrés à la physiologie et d'où.il a écarté les problèmes philosophiques intimement liés à ces mêmes recherches physiologiques. Tels sont le livre troisième et une partie du quatrième : ce

1. « Socrate, dormant et veillant, n'est pas la même personne, » g 19.

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