‹ Les philosophes contemporains IChapitre 78 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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devrait, dire : si les phénomènes sont correspondants et irréductibles, c'est qu'ils sont l'œuvre de deux principes unis mais'distincts. M. Taine croit avoir fait avancer la question d'un pas, grâce à sa théorie des images et des signes, et c'est de là qu'il partira pour donner sa solution. Mais nous avons démontré que la thèse de l'éminent écrivain pèche par la base en rendant impossible l'explication du fait constant et universel des idées générales. c( Notre pensée tout entière se réduit « à des sensations, dit-iP. » Nous lui avons contesté cette conclusion, et nous lui avons prouvé, nous l'espérons du moins, qu'on est obligé d'admettre autre chose que la sensation. La difficulté n'est donc pas simplifiée , elle reste avec toute sa force. M. Taine avoue bien que, même dans son hypothèse, il se trouve encore en face d'un abîme, car : « du mouve- « ment, et un mouvement quel qu'il soit, rota- « tion, ondulation, ou tout autre ne ressemble « en rien à la sensation de l'amer, du froid ou « de la douleur. Nous ne pouvons convertir « aucune de ces conceptions en l'autre^ et « partout, les deux événements semblent être « de qualité absolument différente, en sorte « que l'analyse, au lieu de combler l'intervalle

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