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M. TAÎHE. 165
« qui les sépare, semble l'élargir à l'infini ^ » Remarquons qu'il ne s'agit, d'après M. Taine, que de sensations, comparées au mouvement des nerfs, et cependant, l'analyse élargit à Vinjini l'intervalle qui les sépare ; que serace quand nous mettrons en présence un mouvement et une idée? L'intervalle est si grand, que les physiologistes qui, sans parti pris, ont étudié la question, se prononcent hautement pour deux ordres de faits irréductibles et devant être attribués à deux principes unis^ mais absolument distincts 2. Selon M. Taine, au contraire, les deux ordres, bien loin de se rattacher à deux principes distincts, ne sont irréductibles que « par la manière dont nous les concevons; » leur incompatibilité n'est qu'à la surface, elle n'est qu'une affaire de point de vue. L'idée d'une sensation vient du dedans, celle du mouvement des centres nerveux vient du dehors, et nous croyons irréductibles ces deux phénomènes qui nous arrivent par des routes opposées. S'ils sont irréconciliables, cela tient peut-être à leur nature intime, mais peut-être ,aussi à ce qu'ils nous sont connus par des voies contraires, de sorte qu'il y a place poiir les deux hypothèses : celle qui suppose que les phénomènes ont pour cause
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