‹ Les philosophes contemporains IChapitre 9 sur 244 · Page · texte numérisé non relu

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itrer son insuffisance à ons les plus vitales de De quelle science s'aiphysique? On vient de pas faite. Jusqu'à préest donc resté indécis t l'importance est capine solution prompte et le passé est aux relila science. Soit. Mais le qu'elle est appelée à vra être à la portée de lier le vide creusé par

: être le patrimoine de k tout homme de tencueillir les fruits? La sera Jamais que l'apaues esprits privilégiés; le temps, ni le goût, ni :s pour les spéculations onc désespérer d'elleimnée â attendre, de la i est plus indispensable iour. Se figure-t-on un lit à déchiffrer un livre r savoir s'il y a un immortelle et quelles el est d'ailleurs le livre

qu'il choisira? Celui-ci affirme, celui-là nie, un autre doute. Dans le dédale des opinions humaines, la"* multitude n'aura qu'un parti à prendre : se désintéresser des problèmes qui présentent des difficultés insurmontables pour elle.

La vérité scientifique ne pouvant être à la portée de tous, n'a donc pas le droit d'aspirer à remplacer la vérité révélée.

Quelle sera, dans l'hypothèse de M. Vacherot, la situation des esprits d'élite capables de résoudre ces questions capitales ?

Ils devront ou renoncer à toute autre étude, car leur activité intellectuelle sera suffisamment absorbée par leurs méditations métaphysiques, ou ne pas s'en occuper et vivre au jour le jour sans jamais jeter un regard vers ces lointains horizons qui, cependant, sollicitent d'une manière irrésistible les efforts de la pensée. Dans le premier cas, on supprime de l'arbre des connaissances humaines toutes les branches qui ne sont pas la métaphysique, et on inutile la science sous prétexte de lui préparer unedomination universelle; dès lors, plus d'astronomie, plus de mathématiques, plus de chimie, tous les esprits assez forts pour cultiver ces sciences se livrant exclusivement à la métaphysique. Dans le second cas^ les intelligences privilégiées subiront le

s PHILOSOPHES CONTEMPORAINS.

même sort que la multitude, et les sphères où i plus graves intérêts de l'csiront, pour elles, un monde métaphysiciens seuls gardex-ci, à leur tour, auront ils le fier et de se poser en maîtres .es métaphysiciens qui disent Jt : « Citez-moi un seul priné contesté, » avoueront humterrain n'est pas assez solide ifice de la certitude, poursuivant sa roule à travers lilosophiques, passe en revue le spiritualisme et Y idéalisme.

I matérialisme est excellente ns avec empressement l'occast offerte de rendre hommage i déployé pour renverser une ;, mais nous nous permettons principe sur lequel il appuie des trois systèmes énoncés :

lêmes de la connaissance, ditt à trois : les sens, la conn. Tout ce qui arrive à l'esprit eut lui venir que par ce triple i qu'il tire toutes ses pensées, ies les plus savantes, les sysîrofonds et les plus sublimes, ses romans, ses créations de

toute espèce. C'est avec les données de. ces facultés, concrètes ou abstraites, isolées ou réunies, exclusives ou combinées, que l'esprit fait toutes ses sciences et toutes ses croyances. Les perceptions des sens, les sentiments de là conscience, les intuitions de la raison, voilà les seuls éléments de tous les travaux de la pensée *. »

D'après M. Vacherot, le matérialisme correspond à la connaissance sensible, le spiritualisme à la conscience et l'idéalisme aux intuitions de la raison ; il sépare donc les puissances sensibles des facultés intellectuelles puisqu'il les considère isolées ou réunies, exclusives ou combinées.

Cette psychologie laisse à désirer car, d'une part, les sens seuls ne peuvent nous donner aucune idée et, d'autre part, la raison, sans le secours des sens, est privée des matériaux qui lui sont indispensables, aucune conception n'étant possible sans le travail de la sensation 2. En outre , M. Vacherot fait de la raison et de la conscience deux facultés distinctes, et les philosophes contemporains ont en effet une tendance très marquée à les

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