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M. Taine s'applaudit de sa victoire : « La <c destruction de ce fantôme métaphysique « abat Tun des chefs survivants de cette arec mée d'entités verbales qui, jadis, avaient « envahi toutes les provinces de la nature, et ce que, depuis trois cents ans, le progrès des ce sciences renverse une à une*. » Nous ne croyons pas que le triomphe soit facile à remporter. Nous avons vu, en effet, à chacune des assertions de l'illustre écrivain, le moi s'imposer avec tous les caractères d'une inévitable nécessité. Notre tâche ne serait remplie qu'à moitié si nous n'exposions pas maintenant la théorie vraie de la personnalité; et d'abord, qu'entend-on par le mot personne?
Nous supposons que des objets existent, et notre supposition n'est pas trop risquée ; il faut, en effet, une audace peu commune pour conclure au néant absolu. Les objets existent donc. Nous est-il permis de leur donner des noms et de dire : ceci est un arbre, ceci est une maison, ceci est un homme? Nous n'y voyons pas d'inconvénient. Or, parmi les objets, parmi les arbres, par exemple, les uns sont grands, les autres rabougris, les uns s'épanouissent dans des climats froids, les autres ne fleurissent que sous les tropiques, tantôt