L. I, ch. I, p
« des scolastiques. » Nous ne voyons pas pourquoi on reprocherait à certains psychologues d'admettre l'existence des facultés. Si, en effet, nous raisonnons, c'est qu'évidemment nous avons la faculté de raisonner. Nous avouons volontiers que, proclamer la nécessité de la faculté ne suffit pas, qu'il faut, en outre, démontrer pièce à pièce, pour ainsi dire, l'opération produite par la faculté et mettre en lumière les éléments qui la composent, les conditions dans lesquelles s'exercent les lois qu'elle doit suivre. La faculté n'est pas, pour nous, un mot mystérieux qui nous dispense de pousser nos recherches plus loin, et nous ne croyons pas avoir tout expliqué quand nous avons dit : le raisonnement est l'acte d'une faculté appelée la raison. Nous mériterions alors le reproche de nous contenter d'une explication verbale, mais tous ceux qui ont étudié la scolastique savent qu'elle a merveilleusement expliqué le mécanisme et les lois du raisonnement.
On a vu, dans le chapitre précédent, que M. Taine s'efforce de ramener tous les phénomènes intellectuels aux images, à la sensation et aux signes, c'est-à-dire, en dernière analyse, à la sensation seule. Il reste fidèle à ceprincipe : « Deux procédés principaux, dit-il*,