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L'auteur se met donc à la recherche d'un élément qui lui permettra d'établir la réalité de la substance corporelle, il pense que c'est le mouvement. « Nous découvrons dans le « corps, dit-il \ un caractère réel et propre, « le mouvement, et nous le concevons comme « analogue de loin à notre sensation muscu^ « laire de locomotion, comme un extrait pro- « digieusement réduit de cette sensation. A « ce titre, les corps sont des mobiles moteurs, « voilà leur essence; voilà pourquoi, si tous « les êtres sentants étaient supprimés, notre « pierre subsisterait encore; et cela ne signifie « pas seulement que la possibilité de cer- (( taines' sensations visuelles, tactiles, etc., « subsisterait encore; cela signifie aussi que les <c inconnues que nous nommons molécules et « qui composent la pierre subsisteraient ence core, en d'autres termes que les mobiles « moteurs dont la pierre est l'ensemble, con- « tinueraient à peser sur le sol, proportion- « nellement à leur masse, et exécuteraient les <( oscillations internes qu'ils décrivent aujour- <c d'hui. ))
Pour échapper au subjectivisme radical où le conduisait sa première proposition : « la « substance des corps se réduit à des possi- (c bilités et à des nécessités de sensation, »