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sont donc deux mouvements opposés, et par conséquent on ne doit pas les ramener au même principe.
Jusqu'à présent, M. Taine s*est renfermé dans l'étude des connaissances particulières et individuelles, il n'a pas encore abordé l'analyse des idées générales et universelles.il ne pouvait pas éviter ce prolplème de psychologie, aussi il lui consacre tout |le livre quatrième.
L'importance de la question est évidente. La grande majorité des mots qui composent une langue sont des noms communs, c'est-àdire généraux. Prenez un dictionnaire * et vous verrez qu'ils en remplissent toutes les pages. Nous les prononçons à chaque instant ; les mots : arbre, homme, maison, peuple, fleuve, table, feu, etc., etc.^ sont le fond de nos conversations, de nos lectures et de nos méditations. Or, les mots expriment les idées, si donc les mots universels sont si nombreux, c'est parce que les idées générales sont la forme la plus ordinaire de nos pensées. Il importe donc beaucoup de connaître l'origine de ces idées qui sont le principal élément de