Cours de 1828, p
M, COUSIN PHILOSOPHE
1” Préface, p. 34. « Le Dieu de la conscience n’est pas un Dieu abstrait, un roi solitaire, relégué par delà la création sur le trône désert d’une éternité silencieuse et d’une existence absolue qui ressemble au néant môme de l’existence; c’est un Dieu à la fois vrai et réel, un et plusieurs, éternité et temps, espace et nombre, essence et vie , indivisibilité et totalité, principe, fin et milieu , au sommet de l’Être et à son plus humble degré , infini et fini tout ensemble, triple enfin, c’est-à-dire à la fois Dieu, nature et humanité. »
Cours de 1828, p. 123. « L’unité en soi, comme cause absolue, contient la puissance de la variété et de la différence. Elle la contient; mais, tant qu’elle ne l’a pas manifestée , c’est une unité stérile. Mais aussitôt qu’elle l’a produite, c’est une unité riche de ses propres fruits, dans laquelle se rencontrent la multiplicité, la variété, la vie, » etc., etc.
Il faut s’arrêter , car on citerait tout. Le cours de 1828 est rempli d’idées et d’expressiohs allemandes. Vous trouverez à chaque instant des phrases comme celles-ci ; « Tous les moments de l’essence divine passent dans le monde et reviennent dans la conscience de l’homme. » « Qu’est-ce que Dieu ? c’est la pensée en soi, la pensée absolue avec ses mouvements fondamentaux*. » Toutes formules pan-