‹ Les philosophes francais du 19. siecleChapitre 35 sur 66 · I. Cours lie dmi nalureJ.Du scepticisme actuel,- p · texte numérisé non relu

I. Cours lie dmi nalureJ.Du scepticisme actuel,- p

de toutes nos charpentes sociales et de toutes nos machines politiques, n’ont d’autre cause que la chute du christianisme et l’attente d’une religion nouvelle. Ailleurs, comparant les différentes poésies, il n’en trouve qu’une digne de ce nom, la poésie lyrique, parce qu’elle seule expriine les grandes et intimes douleurs de l’âme. Un critique a remarqué qu’involontairement sous sa plume le mot mélancolique revenait sans cesse. Il achevait son cours d’esthétique par l’aveu du même sentiment : « A la vue d’un arbre sur la montagne battu par les vents, nous ne pouvons pas rester insensibles ; ce spectacle nous rappelle l’homme, les douleurs de sa condition, une foule d’idées tristes*. » A vous, peut-être; mais combien d’hommes n’y verront rien de semblable, et combien d’artistes n’y verront qu’un sujet de tableau! — Poursuivi par une douleur fixe, il l’épanchait jusque dans une distribution de prix. L’endroit et la circonstance demandaient un lieu commun officiel et banal ; il parla d’un ton passionné et sincère. Devant des parents et des fonctionnaires, il osa dire, en style de poète : « Le sommet de la vie vous en dérobe le déclin; de ses deux pentes, vous n’en connaissez qu’une, celle que vous montez. Elle est riante , elle est belle , elle est parfumée comme le printemps. Il ne vous est pas donné, comme à

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