I. Met,, M, VII
36o LES PHILOSOPHES-GÉOMÈTRES DE LA GRÈCE
mentation d'Aristote et on comprendra sans peine la quantité d'absurdités qu'il mettra en évidence toutes les fois qu'il essaiera de rapprocher l'idée-nombre du nombre mathématique.
(( Si l'on admet que toutes les unités peuvent se combiner ensemble et qu'elles ne présentent aucune difiFérence, on a alors le nombre mathématique ; il n'y a que ce nombre tout seul, et il est impossible que les idées soient des nombres. En effet, quelle sorte de nombre pourrait bien être l'homme en soi, l'animal en soi, ou toute autre idée* ?,.. y>
Comment ne pas songer en lisant ces lignes aux efforts faits par Platon pour expliquer que la justice ou la vertu ou le beau ou le bien sera un nombre, sans " que les parties qu'on trouvera pour le composer soient identiques entre elles ? Comment oublier que cette préoccupation le poursuit jusqu'à la fin de sa vie, puisque nous en retrouvons la trace dans le XIP livre des lois ; et comment ne pas accuser Aristote de n'avoir pu comprendre le synthétisme de Platon, quand, avec les dialogues seuls, sans les informations autrement précieuses qui nous viendraient des leçons orales, nous pouvons lui opposer la pensée méconnue de son maître.^
(( D'autre part si les unités sont incompatibles entre