I. Met., M, VII, 1081 a
SYNTHÉTISME 36 1
elles, et incompatibles au point que chacune ne peut se combiner avec aucune autre, il n'est plus possible que ce nombre soit le nombre mathématique. — Ce ne sera pas non plus le nombre idéal, car la première dyade ne pourrait plus se composer de l'unité et de la dyade indéfinie, non plus que les nombres venant à la suite les uns des autres*, etc.. »
Aristote entend de la façon la plus naïve la composition du nombre par l'unité et la dyade. Deux se formerait par la multiplication de un par deux, c'est-àdire par l'addition de deux unités ; trois s'obtiendrait ensuite par l'addition de l'un ; quatre se composerait de la dyade multipliée par la dyade, c'est-à-dire répétée deux fois ; et ainsi de suite. L'intervention de l'un et de la dyade n'aurait donc pas d'autre signification pour lui que celle qui leur vient de l'arithmétique toute simple.
Nous savons bien, et le témoignage d' Aristote luimême relatif au grand et au petit nous a servi à l'établir, que l'un et la dyade sont pour Platon les principes généraux de fixité, d'égalité, de détermination, d'une part, et d'autre part de variabilité indéfinie, puisqu'ils sont les noms nouveaux du Trspa; et de l'aTretpov. Au reste il suffirait pour répondre à ces premières objections d' Aristote, sans s'éloigner du domaine