‹ Les philosophes-géomètres de la Grèce, Platon et ses prédécesseursChapitre 28 sur 104 · Simpl., 3o, a · texte numérisé non relu

Simpl., 3o, a

LES ÉLÉATES l35

Zenon disait encore^ que, s'il y a pluralité, les choses sont en même temps limitées et illimitées : limitées, car elles sont alors formées d'un nombre déterminé d'unités ; mais illimitées aussi parce que, en raison de la divisibilité à l'infini qui nous permettra toujours d'insérer des points entre deux quelconques, le nombre des unités points n'a pas de limites.

C'est à Aristote ^ qu'il faut demander ensuite l'énoncé des fameux arguments où le mouvement intervient. (( TSTTape; §U\ai Xoyot Trept xtVT^^stoç Zt/Vcoi/oç. .. »

D'abord un mobile ne se meut pas, car il doit toujours parvenir à la moitié avant d'arriver au but. Ensuite (l'Achille) le plus lent ne sera jamais atteint par le plus rapide, parce que celui-ci devra arriver d'abord au point d'où l'autre est parti, en sorte que le plus lent gardera indéfiniment quelque avance. — Au fond, l'idée qui apparaît avec clarté est la même dans ces deux arguments : les difficultés résultent de ce qu'on suppose l'espace à parcourir réellement décomposé en cette série d'éléments que fait apparaître la division, en sorte que le chemin à franchir serait réellement une plurahté illimitée de chemins à parcourir successivement. Et l'impossibilité d'un semblable postulat est mise en évidence par une contradiction : dans

1, Simpl., 3o, b.

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