‹ Les philosophes-géomètres de la Grèce, Platon et ses prédécesseursChapitre 46 sur 104 · Vite par Couturat, Thèse latine, p. (j · texte numérisé non relu

Vite par Couturat, Thèse latine, p. (j

IQO LES PIÏILOSOPITES-GEOMKTRES DE LV GRECE

le lecteur est assez averti qu'il- se trouve en présence de fables ou d'allégories à interpréter. Mais voici où commence la plus grande dilTiculté : Il est impossible de songer à faire deux parts dans les écrits de Platon, et, après avoir mis de coté ce qu'il donne comme allégorique, de voir^dans tout ce qui reste 1 expression adéquate de sa pensée. La tendance au mythe et au symbole est si forte chez lui qu'elle risque de se manifester à chaque instant dans le langage et dans le tour des idées, alors que rien ne nous en avertit, au moins en apparence. Personne n'osera le contester. Ceux mêmes qui à propos du Dieu de Platon, par exemple, veulent prendre à la lettre son rôle de démiurge tel qu'il est décrit dans le Timée, se récrient dés qu'il est question des dieux, déclarant, lorsque le pluriel est substitué au singulier, qu'il faut distinguer avec soin la pensée du philosophe et la forme dont elle se revêt. Personne ne voudra soutenir qu'en dehors des fables et des allégories présentées comme telles, Platon s'abstient de tout langage symbolique. Mais alors notre embarras est grand. Quand faut-il dire, en présence d'un texte quelconque: « cela est mythique, c'est une façon de parler, qu'il convient de traduire ; l'idée que l'auteur veut laisser entendre est enveloppée, elle est cachée sous les mots, ce n'est pas celle qu'ils expriment par eux-mêmes. » Au contraire quand faut-il dire: « Ceci est du Platon tout pur. » — A oilà, par exemple, Aris-

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