‹ Les philosophes-géomètres de la Grèce, Platon et ses prédécesseursChapitre 57 sur 104 · I. Xén., Mém., 1. IV, ch. vu, trad. Talbot · texte numérisé non relu

I. Xén., Mém., 1. IV, ch. vu, trad. Talbot

2l4 LES PHILOSOPHES-GÉOMÈTRES DE LA GRECE

pure intelligence, à la contemplation de Tessence des nombres ; non pas pour la faire servir, comme les marchands et les négociants aux ventes et aux achats...* » Et plus loin, à propos delà Géométrie : (( Il faut voir si le fort de cette science et ses parties les plus élevées tendent à notre but, je veux dire à rendre plus facile à Tesprit la contemplation de Tidée du Bien.., Or la moindre teinture de géométrie ne permet pas de contester que cette science n'a absolument aucun rapport avec le langage de ceux qui en font leur occupation... Leur langage est plaisant vraiment... Us parlent de quarrer, de prolonger, d'ajouter, et emploient d'autres expressions semblables, comme s'ils opéraient réellement et que toutes leurs démonstrations tendissent à la pratique... Voilà donc la seconde science que nous prescrirons à nos jeunes gens... L'astronomie sera-telle la troisième ? — C'est mon avis, répond Glaucon, car selon moi une connaissance exacte des saisons, des mois, des années, n'est pas moins nécessaire au guerrier qu'au laboureur et au pilote. — Vraiment, c'est bonté pure de ta part! Tu as l'air d'avoir peur que le vulgaire ne te reproche de prescrire l'étude des sciences inutiles. )) Et enfin à propos de la musique: « Ne sais- tu pas que la musique aujourd'hui n'est pas mieux traitée que sa sœur (l'astronomie) ? On borne cette science à

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