‹ Les philosophes-géomètres de la Grèce, Platon et ses prédécesseursChapitre 76 sur 104 · I. Id.f 5o, trad. Martin, a. Tirnéej 5i, b, tr. Martin · texte numérisé non relu

I. Id.f 5o, trad. Martin, a. Tirnéej 5i, b, tr. Martin

tacle de toute génération? — Les uns déclarent que c'est l'espace ; les autres refusent de prendre à la lettre ridentification de la matière au lieu, à la ^^copa, que semblent nous présenter ces pages du Timée, et veulent y voir une sorte de définition symbolique du principe d'indétermination-, ou de la « dyade du grand et du petit )). L'autorité d'Aristote peut d'ailleurs être également invoquée par les uns et par les autres ; car s'il déclare* que le Timée ne fait qu'une seule et même chose du lieu et de la matière, il observe aussi que ce dialogue n'est pas d'accord sur ce point avec les aypacya îoyfjLata, c'est-à-dire avec les doctrines non écrites du maître; et, quelques lignes plus loin, parlant du fjieGexTtxov de Platon (de ce qui peut participer, par opposition aux idées et aux nombres, dont les choses participent), il dit : (( qu'il s'agisse du grand et du petit, ou de la matière telle que la décrit le Timée. . . » Toute la question est donc de savoir si le passage du Timée qui nous intéresse exprime directenjent la pensée de Platon, et si alors nous trouvons chez lui deux notions différentes de la matière ; ou bien si ce passage ne vise qu'à exposer sous un jour spécial ce qu'enseignent les doctrines non écrites, de sorte que le 7ravSe;^£<; et le fxeGeîtTtywOw ne soient jamais qu'un seul principe, la dyade du grand et du petit. Nous n'hésitons pas à nous ranger à la première opinion.

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