I . Cf. le commentaire de Martin, note
piration à rentrer par l'ouverture de la bouche et des
narines*. »
Puis ce sont les ventouses médicales, la déglutition, dont la cause se trouve, dit Platon, dans le même principe. Ce sont même les accords musicaux qui en reçoivent quelque clarté. « En effet les mouvements des sons les plus rapides, qui arrivent les premiers, diminuent et sont déjà semblables à ceux des sons les plus lents, lorsque ceux-ci arrivant plus tard, les agitent en les rattrapant, mais sans les troubler par l'addition d'une impulsion différente : le commencement d'un mouvement plus lent s'adapte ainsi à la fin semblable d'un mouvement d'abord plus rapide, et ce mélange de l'impression d'un son aigu et de celle d'un son grave produit une impression unique, d'oii résulte du plaisir pour les insensés, et la santé de l'âme pour les hommes sages ^ »
Le principe de l'impossibilité du vide et de la TueptWtç explique de même le mouvement d'un corps lancé. Bien que Platon n'insiste pas, le commentaire de Plutarque, et mieux encore la théorie d'Aristote luimême, qui sur ce point, ne se sépare pas de son maître, nous permettent de comprendre ce que veut dire ici le Timée. Lorsqu'un corps est lancé, quelle est la force qui le pousse et prolonge son mouvement.^ La réponse