‹ Les philosophes-géomètres de la Grèce, Platon et ses prédécesseursChapitre 80 sur 104 · Timée · texte numérisé non relu

Timée

est simple et naïve : l'air se précipite à la suite du corps pour remplir le vide que ferait son déplacement, et c'est cette poussée de l'air, cette impulsion, ce choc incessamment répété qui assure la continuité du mouvement. (( Il en est de mêmje de tous les mouvements des eaux, de la chute de la foudre, et des effets si admirés du succin et de la pierre héracléenne pour attirer : il n'y a réellement de force d'attraction dans aucun de ces corps ; mais c'est que d'une part rien n'est vide et ces objets se poussent circulairement les uns vers les autres, de l'autre, se dilatant et se resserrant tous, après avoir changé leurs places, ils reviennent chacun à la leur*... » Ainsi partout où la présence d'une force peut sembler nécessaire, Platon donne une explication qui fait intervenir, au lieu de quelque action mystérieuse, la simple poussée qu'exercent les uns sur les autres les éléments de matière.

Du moins (les dernières lignes que nous venons de citer y font allusion) une seule exception est à signaler : en dehors de l'impulsion qui résulte de l'impossibilité du vide, Platon utilise dans sa physique un autre principe d'après lequel les particules semblables de matière ont une tendance à se rassembler dans un même lieu. Les éléments de terre tendent à se réunir en bas ; les éléments de feu tendent au contraire à se réunir en

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