‹ Les philosophes-géomètres de la Grèce, Platon et ses prédécesseursChapitre 85 sur 104 · I. Disc, de la Méthode, 5^ partie · texte numérisé non relu

I. Disc, de la Méthode, 5^ partie

PYTHAGORISME SoQ

droite, parce que ce mouvement est plus simple que tout autre, et que Dieu agit toujours de la façon la plus simple; etc.. M. Liard a clairement montré* ce qu'il faut penser de cette intervention de Dieu dans les lois de la physique cartésienne, et a mis en évidence les origines logiques de ces lois dans la pensée de Descartes. Il en est exactement de même à nos yeux pour Platon. Ce sont, pour l'un et pour Tautre, des raisons de simplicité, d'ordre, de clarté, d'intelligibilité, qui se cachent sous les apparences d'une finalité métaphysique. Qu'on parle de la méthode de l'un, ou de la dialectique de l'autre, si l'on veut : au fond» la lumière qui les guide par ses lointains reflets, même dans le monde des fantômes et de l'expérience; est celle qui leur vient a l'un comme à l'autre de ces essences idéales, absolues de clarté, de pureté et d'intelligibihté, que contemplèrent avec passion leurs âmes de géomètres.

En tant qu'il cherche l'ordre et l'harmonie dans le nombre discontinu et dans les rapports des nombres entiers, Platon suit l'exemple des Pythagoriciens, soit qu'il se contente de voir dans le nombre et dans la proportion une condition du bien et du beau, soit surtout qu'il lui donne une valeur intrinsèque et semble

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