I. Le Politique, 284-5, Irad. Cousin
320 LES PHILOSOPHES-GéoxÈTRES DE LA GRECE
Le Philèbe offre des indices manifestes de cet état d'esprit. A la fin du dialogue quand arrive la fameose classification des biens qui terminent le dialogue, « tu publieras partout, Protarque, dit Socrate, aux absents par des envoyés, aux présents par toi-même, que le plaisir n'est ni le premier, ni le second bien ; mais que le premier bien est la mesure, le juste milieu, là propos, et toutes les autres qualités semblables, qu'on doit regarder comme ayant en partage une nature immuable* ».
Cette mesure, qui a par elle-même une signification esthétique et morale, ne nous éloigne pas beaucoup du nombre, condition d'ordre et d'harmonie. Déjà cependant nous retrouvons dans la valeur absolue qui lui est conférée quelque chose de cette propriété mystique qui, aux yeux de Pythagore, semblait servir de lien profond entre les nombres et les choses. Si l'on veut enfin un exemple saisissant où le symbolisme du nombre ne connaisse aucune limite, il suffit de se reporter au passage du Timée où il est question des éléments des corps (terre, eau, air, feu) et auquel nous avons déjà fait allusion.
D'abord, on l'a vu, les corpuscules élémentaires
revêtent la forme de quatre polyèdres réguliers, — la
rme du cinquième solide parfait, du dodécaèdre, est
Lribuée à l'ensemble de l'univers. Il n'existe, on le