‹ Les Phlébites TuberculeusesChapitre 14 sur 15 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Toute phlébite diagnostiquée doit être traitée par limmobilisation. C’est là une règle générale,

— absolue pour toute phlébite quelle qu’en soit la na- : ture. Le membre malade est placé dans une goutugre en fil de fer soigneusement ouatée.

- Tout essai de mobilisation est interdit tant qu'il

persiste une élévation de température par rapport

à celle que présentait le bacillaire avant sa phlegmasie. Il est même prudent de ne permettre les . premiers mouvements qu’une dizaine de jours après la chute de la température. Pendant ce temps, on doit veiller soigneusement à éviter les troubles consécutifs à Pimmobilité, en particulier les eschares sacrées. | ;

Les premiers mouvements doivent être passifs et consister dans l’exécution de mouvements de flexion, d'extension et de cireumduction des orteils. On peut y adjoindre des massages prudents en évitant la région des troncs veineux. Quelques jours

après, on laissera les jambes pendre hors du lit

pendant un quart d'heure, puis une demi-heure tout en interdisant encore la flexion des cuisses sur le bassin. Enfin on autorisera le malade à s'asseoir dans son lit. Nous croyons qu'il est prudent de ne

permettre le premier lever que 55 à 40 jours après le début de la maladie, même dans'les formes légères. Le malade commencera la marche en saidant de cannes et cessera l'exercice sans attendre la fatiéue : on recommandera le port d’une bande de érêpe Velpeau, modérément serrée,

Pendant la convalescence, des bains chauds, le massage, une cure à Bagnoles seraient de sérieux adjuvants à la guérison.

Le traitement général en somme ne présente aucune particularité.

Cependant, dans le cas d’une phlébite prétuberculeuse, le clinicien averti de la possibilité d’aceidents pulmonaires tuberculeux ultérieurs ne se bornera pas à soigner la phlébite. Après avoir guéri la lésion veineuse. 1l devra prévenir l’évolution de la tuberculose pulmonaire, user de toute son autorité pour faire comprendre au malade que l'alarme est donnée et que son avenir dépend des précautions qu'il saura prendre pour rétablir sa santé compromise, ; |

C'est là le vrai traitement mais aussi le plus diflicile.

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