LE ROLE PATHOGÈNE DES PHLÉBOTOMES
Leurs parasites. — Inoculation du bouton d'Orient, de la verruga péruvienne, du virus de la fièvre à pappataci. — Accidents locaux dus à la piqûre des Phlébotomes. — Mesures prophylactiques et lutte contre les Phlébotomes.
Parasites des Phlébotomes. — Les Phlébotomes, parasites de l’homme, sont eux-mêmes parasités. Au cours de ses études sur les pappataci de Malte, MareTT a fait les observations suivantes :
1) Un certain nombre d'adultes portent, fixé à la partie inférieure du thorax, un ectoparasite, vraisemblablement larve hexapode d'Hydrachnide, identique à celle trouvée par Blanchard sur la face ventrale de l'abdomen de certains Anophèles. Cet acarien pond dans les excréments du cloporte, qui, comme nous l'avons vu, constituent la nourriture d'élection des Phlébotomes. Le médecin anglais ne pense pas que ce soit là un véritable parasite; il ne s'attaque pas à la larve et on le trouve aussi dans des régions où le diptére n'existe pas.
2) Quelques insectes ailés sont infectés par un champignon probablement de la famille des Entomophtorées, se rapprochant de FÆmpusa muscæ domeslicæ et pour lequel MarerTT propose le nom de £mpusa papalasti. Les femelles parasitées présentent cette particularité : qu’une partie du sang'absorbé par piqûre semble demeurée dans le thorax, le faisant paraître aussi rouge que l'abdomen.
en i
A la dissection sous le microscope on trouve dans les glandes salivaires des formes sporulées mobiles, et dans l'intestin des formes mycéliales. Après un séjour dans l'alcool absolu, suivi d'un flambage pour détruire pattes et ailes, des individus infectés sont plongés dans une émulsion de citrate à 10 °/, ; on obtient une masse floconneuse formée de mycélium et de spores. Une sousculture de cette masse en milieu de SaBourauD donne un champignon blanc dont l'injection au lapin a fait apparaitre des accidents sur la nature desquels l'expérimentateur ne donne pas de précisions.
Inoculation du bouton d'Orient. — HowLeTr à signalé que le Ph. minutus de l'Inde se nourrit constamment aux dépens des geckos ou tarentes. ROUBAUD a confirmé le fait pour le Ph. minutus variété africanus. Or, la tarente est considérée comme le réservoir du virus du bouton d'Orient ou clou de Biskra. Au cours de recherches de Ep. et Er. SERGENT, l’ensemencement du sang des organes du gecko: Tarentola mauriltanica a donné dans 15,7 °/, des cas une culture pure d'un Leptomonas semblable à la Lershmantia des cultures du bouton d'Orient. Les auteurs précités ont alors pensé aux Phlébotomes comme insectes vecteurs et inoculateurs de la Leishmania tropica.
Dans un travail publié en 1915 avec LeMaïRE et SÉNEVET, ils constatent le résultat négatif d'expériences tentées en vue de vérifier cette hypothèse. Les piqûres de PAlebotomus et l'inoculation sur la peau abrasée ou sous la peau du liquide obtenu par leur broyage, pratiquées chez l'homme, le singe et la souris, n'ont donné que des insuccès.
Cependant Macxte, aux Indes, trouve chez le Ph. minutus, un Herpelomonas qu'il décrit sous le nom d'Aer-