IVOI — JANVIER DE LA MOTTE
est encore ce qui permet le mieux aux hommes de vivre à peu près heureux » (J. Lemaître).
Hedda Gabier, 1891, est encore une palinodie : Ibsen doute de la valeur pratique de son système. « II montre ici que la revendication de l'autonomie morale, magnifique et bienfaisante chez un Luther ou un Rabelais, peut devenir malfaisante et grotesque, chez une vaniteuse et une névrosée ».
Solness le constructeur, 1894 ; — Les Soutiens de la société, 1896, (qui s'attaque surtout aux faux vertueux);— La Comédie amoureuse, 1897, (le mariage est la caricature de l'amour); — La dame de la mer, 1899, (les conventions humaines ne nous obligent qu'autant que nous avons pu les accepter librement), sont tout autant de réquisitoires du songeur boréal ; — Peer Gynt, 1896 ; — Jean-Gabriel Borkmann, 1897 ; — Le petit Eyolf, 1895, sont moins imprégnés d'anarchie.
Paul d'Ivoî, né en 1856, l'auteur des fameux Voyages excentriques. Il a tiré de l'un d'entre eux un drame héroï-comique intitulé Les cinq sous de Lavarède,
Adolphe Jaime, né en 1824, fils d'Ernest (1802-1884). Il a produit un nombre considérable de pièces dont aucune n'est reoommandable : Les Ecossais de Chdtou, opérette, avec Gille, risquée ; — lïigoletti ou le dernier des fous, avec Alboize, scabreux et passionné.
Ambroise Janvier de la Motte (1852-1905), fils du préfet le plus spirituel et le plus humoristique du second Empire. Il eut la passion du théâtre, et même le