‹ Les pièces de théâtreChapitre 106 sur 170 · JOUY — JULLIEN · texte numérisé non relu

JOUY — JULLIEN

fond d'un bon dramatiste : mais l'obscurité de son style et son manque de savoir-faire neutralisèrent son sens psychologique et son talent d'observation.

Il débuta sous le pseudonyme de Beauvallon, par de petites pièces scabreuses ou lestes : L'indiscrète, 1880 ; — La parole de Birbensac, 1881 ; — Un mari sans Vêlre, très libre ; — etc.

Depuis 1889, il signa de son nom des pièces philosophiques et très hardies :

Les respectables, 1889 : certaines liaisons illégitimes sont tellement acceptées par le monde qu'il les respecte plus que les légitimes ; et ceux qui y sont engagés peuvent plus difficilement s'en affranchir, et ont, pour le faire, beaucoup plus à braver l'opinion.

Les amants légitimes, 1892 ; — Francine ou le respect de Vinnocence, 1900 ; — Mon enfant, 1898 : — Marraine, 1898 ; situation très risquée ; — La bonne, hôtesse, 1899, avec Marcel Ballot, immorale ; — Le prestige, 1901 ; — Les âmes en peine, 1903 ; — Les appeleurs, 1903, comédie philosophique : il y a des gens qui donnent l'exemple du bonheur et qui appellent à les imiter les hommes faits pour l'imitation ; — Le patrimoine, 1905 : les bourgeois cupides jusqu'à manquer d'honnêteté.

Etienne de Jouy (1764-1846), ancien officier de marine. Sa carrière littéraire se résume dans trois noms : La Vestale, 1807, drame lyrique, musique de Spontini ; — L^ ermite de la Chaussée d'Antin, 5 volumes de chroniques ; — Sylla, 1824, tragédie sans action.

Jean JuIIècm, né en 1854, ingénieur-chimiste. Il a affirmé la prétention de créer un théâtre nouveau, en Ig sortant des tendres amants et des maris trompés, pour l'orienter vers les questions générales, humaines et sociales. Il n'a réussi qu'à demi : ses œuvres sont

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