‹ Les pièces de théâtreChapitre 108 sur 170 · LAUNAY — LAVEDAN · texte numérisé non relu

LAUNAY — LAVEDAN

Alphonse- Henryet de Launay (1822-1891), capitaine de cuirassiers jusquaprès la guerre de 1870. Depuis, il a écrit des romans et des vaudevilles dépourvus des toute prétention littéraire : Une épreuve après la lettre, 1860, très risqué ; — Reliques d'amour, très choquant et scabreux ; — Adieu paniers, 1864, un peu scabreux ; — etc.

Henri Lavedan, né en 1859, « Tun des peintres de mauvaises mœurs le plus outré dans ses procédés » (J. Lemaître).

« L'aristocratie, ce qu'elle est, ce qu'elle doit ôtre : telle est l'épigraphe qu'on pourrait mettre à l'ensemble même des ouvrages de M. Lavedan. Ce qu'elle est, il l'a dit dans nombre de saynètes. Ses jeunes noceurs, idiots et vaniteux, la cervelle vide et l'estomac pesant, portent presque tous des noms qui sonnent comme les mieux sonnants de Tarmorial de France... Après s'être fait accusateur, il se fait conseiller : Que la noblesse se mette au travail, dit-il » (René Doumic).

Ce serait se montrer trop indulgent pour l'auteur que dinsister sur ces bonnes intentions : l'énoncé des pièces suivantes montrera qu'en dépit de ce témoignage, Lavedan a accumulé des cadavres au théâtre comme dans le roman.

Les quarts d'heure, 1888, avec Gustave Guiches, deux tableaux dont l'un très libre (Au mois de m,ai), et l'autre bizarre et choquant {Entre frères) ; — Une famille, 1890, œuvre inférieure ; — Le Prince d'Aurec, 1892, réquisitoire et satire contre la noblesse. L'auteur n'y voit que des oisifs, des décavés et des femmes légères. Observation amère, mais superficielle, égratigne et souille plus qu'elle ne blesse ; — Les deux noblesses, 1894, même note.

Viveurs, 1895, « exhibition physiologique, mots brutaux et poivrés, franches peintures de mauvaises

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