LAVEDAN
mœurs, silhouettes de personnages immondes » (J. Lemaitre).
Catherine, 1898, presque honnête ; du lait après le vitriol, du sous-Feuillet qui pourrait s'appeler le roman d'une jeune fille pauvre.
Le nouveau jeu, 1898, pièce malsaine, écrite en argot et décolletée jusqu'à la ceinture, allusions libertines, tableaux cyniques, évocation des instincts les plus bas (François Veuillot).
Le Vieux Marcheur, 1899 : <( Les mots qu'on y dit, les gestes qu'on y fait, les plaisirs qu'on y prend, et tout ce que les yeux y voient, tout ce que l'esprit y devine ou y suppose, est certainement un comble de pornographie ». (id).
Les Médicis, 1901, satire contre les parvenus ignorants qui ont la manie déplaisante de vouloir protéger les arts et les artistes. Scènes très libres, un acte de comédie, et deux actes de farce renouvelée du Bourgeois gentilhomme.
Le Marquis de Priola, 1902, œuvre malsaine, dissolvante, immorale, étalage aimable et flatteur de l'amour vicieux. Priola, c'est don Juan ; la pièce, c'est le portrait de ce libertin, passionné de plaisir et fanfaron de la débauche, et c'est la mise en scène de ses ignobles aventures (D'après F. Veuillot).
Varennes, 1904, avec G. Lenôtre. Œuvre belle et vivante, drame historique surchargé d'une partie comique d'Ambigu et d'un sombre traître de mélodrame. Le rôle comique de Léonard le coiffeur fait paraîtra la famille royale d'une imprudence stupide ; le rôle de Rochereuil produit le même effet, et peut-être aussi Fersen, l'amoureux platonique de la reine (E. Faguet).
Le duel, 1905, duel moral entre deux frères dont l'un est athée, et l'autre prêtre convaincu et dévoué, au sujet d'une femme qui se sentant éprise du pr©-