LAYA
mier qui est médecin, a confié à l'autre ses tentations;
— Sire, 1909, œuvre étincelante et convenable.
Le répertoire de Lavedan comprend en outre une quantité de petits actes dont voici quelques spécimens : Vamour des bêtes, 1898, petit rien ingénieux : une jeune fille qui n'épousera que celui qui, comme elle, aimera ses bêtes; — La dette et la dot, 1898 : une jeune fille supplie son père de sacrifier sa dot pour payer une dette de jeu de son frère ; quinze minutes d'émotion, deux personnages ; — Les croix : une vieille demoiselle arrache à son frère ministre une décoration pour un vieux soldat et une religieuse ;
— Les deux orphelines, confidences de deux jeunes filles ; — A propos de poupées, passages risqués.
Jean'-Louis Laya (1761-1833), ami de Legouvé avec qui il compose Le nouveau Narcisse, 1786.
On lui doit encore Jean de Calas, 1790, dirigé contre l'intolérance (!) religieuse ; — L'ami des lois, œuvre courageuse qui stigmatise Robespierre et les Jacobins et eut un énorme retentissement ; — etc.
LÉON Laya (1809-1872), fils du précédent, bibliothécaire du palais de Fontainebleau. On a dit de lui qu'il n'était pas né plaisant. Il a cependant produit des vaudevilles d'ailleurs fort lestes. De ses œuvres, il ne reste que le souvenir de Madame Desroches, 1867, « thèse en quatre actes à faire bailler tout un bataillon de doctrinaires » ; Le duc Job, 1859. <( Cette pièce de famille, dit Jules Lemaitre, n'est pas même morale, elle implique un mensonge et une absurdité. La «onclusion en est : Soyez vertueux et je vous assure que vous deviendrez riches... Mais l'auteur n'a pas bien su ce qu'il faisait » ; — Le hoquet d'une coquette, 1840, un acte très libre : — La loi du cœur, 1862 : protestation contre l'affaiblissement du respect pour la dignité paternelle et satire de la loi qui prescrit la