‹ Les pièces de théâtreChapitre 132 sur 170 · NUS — OHNET · texte numérisé non relu

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manière de Musset, avec un peu plus de cynisme » (Faguet) ; — Les liaisons dangereuses, 1907, d'après le roman très audacieux de Laclos.

Le baptême, 1907, avec Alfred Savoir, a pour but de ridiculiser un certain nombre de juifs qui se décident à devenir chrétiens ; espèce exceptionnelle ; satire amère et haineuse du catholicisme représenté par un prélat de salon.

La Sonate à Kreutzer, 1910, rappelle le roman de Tolstoï qui porte le même titre. Ce roman a pour point de départ cette idée que l'amour sensuel dans le mariage aboutit à la haine mutuelle et à l'adultère.

Les deux visages, 1909, est une peinture de mauvaises mœurs où l'auteur déploie toute sa finesse littéraire habituelle.

Eugène Nus (1816-1894) fonda sa réputation par de nombreux vaudevilles et drames écrits en collaboration avec Brisebarre, Labiche, Desnoyers, Durantin, Brot, Belot, etc. « Esprit de rêverie philosophique, E. Nus, dramaturge en écharpe par dessus sa philosophie, a des habitudes intellectuelles nécessairement élevées qu'il porte même au théâtre ». Ce jugement de Barbey d'Aurevilly paraîtra trop bienveillant à ceux de nos contemporains qui lisent ses pièces :

Le vicaire de Wakefield, 1854, avec Tisserand ; — La tour de Londres, 1855, dramatique et enchevêtré, intrigue d'amour ; — Lisez Balzac, 1865 : un individu qui trouble un ménage heureux en faisant lire un livre de Balzac ; — etc., etc.

Geobges Ohnet, né en 1848, romancier et dramaturge de fortune. Il a toutes les qualités voulues pour

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