PETER — PICARD
Collins : de l'exotisme, du fantastique, suggestions, drames d'amour, un suicide, un mariage ; — etc.
René Peter a fait représenter avec Robert Danceny (Madame Dansaert) quelques pièces de mauvaises mœurs :
Le chiffo7i, 1904, comédie très leste ; adultère ; le grand monde y parle argot ; — La patte d'oie, 1906, mésaventure croustilleuse d'un quinquagénaire fêtard ; — Papillon, 1907, c( pièce très légère, très libre » (Emile Faguet) ; — et L'or, 1908, mélodrame ordinaire.
Louis-Benoit Picard (1769-1828), acteur, aute-r, directeur de spectacles. Il a trouvé moyen de fabriquer une foule de comédies avec un tour de main merveilleux.
Il a ramené le rire dans un monde qui avait beaucoup pleuré.
Il a accaparé presque sans partage la curiosité du public de son temps, en rendant compte des travers et des ridicules du jour. Ses comédies sont toutes des tableaux de mœurs dans lesquels ce Gavami bourgeois, ce Téniers du théâtre ressuscite la société issue d3 la Révolution. Les fournisseurs, les concussionnaires, les filles entretenues, les républicains, les fats, les intrigants, les parvenus paraissent successivement en scène dans ses turlupinades qui ont surtout pour but d'amuser le public des hautes galeries.
Villemain a pu dire que la comédie de Picard n'est pas seulement l'histoire, mais le journal du temps. Elle a du journal les avantages et les inconvénients: elle est souvent vulgaire, grossière ou cynique, en raison des modèles et des faits que l'écrivain devait dépeindre. Quelques-uns de ces portraits pourraient cependant intéresser encore notre public, après avoir été soigneusement nettoyés.