‹ Les pièces de théâtreChapitre 161 sur 170 · SIRAUDIN — SOULIE · texte numérisé non relu

SIRAUDIN — SOULIE

Lemaître) ;. — Kosaks, 1898, avec Morand, guerre, vengeance, amours.

Paul Siraudin (1814-1883), vaudevilliste, très fécond, et en 1860, confiseur renommé, l'un des auteurs du Courrier de Lyon.

II a écrit le plus souvent en collaboration une multitude d'ouvrages : Cinq cents fraiics de récompense, 1853,. avec V. Bernard, scabreux et très leste ; — E. H., avec Moreau ; — Grassot embêté par Ravel, 1850;

— Le bourreau des crânes, 1853 ; — V7à le général, 1870, avec G. Marot : scènes bouffonnes occasionnées par la visite d'un lieutenant à une veuve ; — Trois chapeaux de femmes, 1863, très leste ; — Les idées de M. Beaucornet, 1867, un libertin adultère, croustilleux ; — etc., etc.

Marc Sonal, auteur de nombreux petits actes scabreux ou libertins : Bisque pour deux ; — Chapeau ;

— La dinette ; — Uessayeuf ; — La villa Beaumi-

gnarci ; — Ce bon Cyprien ; — etc., etc.

Frédéric Soulié (1800-1847), écrivain puissant et brutal qui partagea un moment avec Eugène Sue la faveur populaire.

Au théâtre, il n'a eu qu'un souci : donner d'effroyables secousses aux spectateurs, même au détriment d3 la vraisemblance, de l'art, du style et de la morale. Il est surtout inventeur. « C'est incorrect, dit Barbey d'Aurevilly, c'est lourd, surchargé, commun souvent, effréné, rutilant, rocailleux, bouffi, mais c'est inventé. Soulié est un tempérament de 1830, un des plus ardents, les plus musclés et les plus nerveux de cette troupe de poulains sauvages. Il ne reçut guère d'éducation, mais il avait en lui une fibre de la passion de Shakespeare. Ce fut un Shakespeare bas, pour portefaix et portières, m.ais il avait un fragment do génie ».

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